Protéger son épargne

March 19, 2019

Immobilier, Bourse, obligations, assurance vie… : toutes les classes d'actifs paraissent en fin de cycle. Mais il ne faut céder ni aux placements exotiques ni aux effets de mode.

 

 

Rien, nada, nothing, nichts … Dans le monde feutré de la finance, personne ne croit à une modification de la fiscalité sur les placements d’ici à la fin du quinquennat. En dépit de l’activisme de certains membres du gouvernement, au mépris des rumeurs les plus folles sur une réforme à venir des droits de succession, sur l’imposition des plus-values de la résidence principale, sur la création d’une nouvelle tranche de l’impôt sur le revenu… le code général des impôts ne devrait pas, lui, s’alourdir sur les produits financiers.

 

« Malgré les débats d’ensemble, il y a une volonté de ne pas toucher à la fiscalité sur les valeurs mobilières, sur l’investissement productif cher à Emmanuel Macron », estime Meyer Azogui, président de Cyrus Conseil. « Quand on discute en direct avec le gouvernement, Gérald Darmanin ou d’autres ministres, ils sont droits dans leurs bottes, confirme Sébastien Lalevée, chez Arbevel. 

 

Ils n’ont pas l’intention de remettre l’ISF ou de créer de nouvelles taxes… même si certains membres du gouvernement ne peuvent pas s’empêcher de mettre leur grain de sel pour servir leurs intérêts personnels. »

 

Pour les épargnants, la principale préoccupation est, au-delà de la fiscalité en elle-même, le climat d’instabilité fiscale. On ne bâtit pas une stratégie patrimoniale en fonction de la fiscalité et encore moins en fonction des rumeurs sur son évolution : ce n’est pas parce que l’IFI a remplacé l’ISF que l’investisseur doit liquider son patrimoine immobilier.

 

Ce n’est pas parce que le gouvernement a instauré, l’an dernier, le prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus des valeurs mobilières qu’il faut investir tout son capital en Bourse. Mais ce n’est pas non plus parce que la Bourse a chuté au second semestre 2018 qu’il faut liquider son portefeuille boursier.

 

L’an dernier, puis en ce début d’année, les placements financiers ont effectivement évolué avec une forte volatilité. L’indice Cac 40 a perdu 20 % de sa valeur au dernier trimestre 2018 avant d’en regagner quasi autant en janvier et février. Mais, selon les économistes, la Bourse, comme la plupart des autres actifs patrimoniaux, entre dans une période de fin de cycle. Depuis cinq ans, les indices boursiers européens et américains se sont appréciés de 30 à 50 %. En France, les prix de l’immobilier ont augmenté de 50 % en dix ans et ont été multipliés par 3,5 en vingt ans ! Toutes les classes d’actifs présentent des niveaux de valorisation élevés. Même les fonds de private equity n’ont jamais enregistré une telle flambée des prix, amenant les sociétés européennes cotées et non cotées à des valorisations record.

 

Depuis l’été dernier, l’Autorité des marchés financiers et les chambres syndicales multiplient les avertissements sur les risques des placements dits exotiques, qui font miroiter des performances mirobolantes.

Dans cet environnement, la répartition équilibrée d’un patrimoine est difficile à appréhender. Premier conseil, ne pas chercher de stratégies audacieuses. Depuis l’été dernier, l’Autorité des marchés financiers et les chambres syndicales multiplient les avertissements sur les risques des placements dits exotiques, qu’il s’agisse des mines d’émeraudes à Madagascar, de diamants, ou même d’investissements dans le vin, qui font miroiter des performances mirobolantes. Éviter aussi d’investir dans les cryptomonnaies si ce n’est à titre spéculatif. Début février, le bitcoin, créé il y a tout juste dix ans, a chuté à moins de 3 600 dollars, alignant un record de 82 % de baisse en 430 jours consécutifs.

 

En fin de cycle, les gestionnaires recommandent au contraire de privilégier les enveloppes fiscales de capitalisation à longue échéance, à commencer par l’assurance vie, à condition qu’elle soit diversifiée entre le fonds en euros et les unités de compte, le PEA et le Perp, d’autant que ce dernier permet désormais une sortie en capital et non plus en rente (lire notre article page 36).

 

« Attention à ne pas se couper de la performance en misant exclusivement sur les fonds en euros de l’assurance vie », prévient Sébastien Lalevée. Pour obtenir un rendement satisfaisant, l’expert recommande d’investir dans les fonds de small et mid caps dont l’objectif est d’obtenir un gain supérieur aux indices de référence.

Autre recommandation, pour les épargnants imposés sur le revenu dans les tranches supérieures, détenir une société civile soumise à l’impôt sur les sociétés. Elle permet de capitaliser les revenus mobiliers ou immobiliers. On peut y loger toutes sortes d’investissements, des FCPI ou même des parts d’hôtels en club deal. « Une structure [soumise] à l’IS investie dans l’immobilier permet de capitaliser et d’amortir le bien, ce qui réduit le bénéfice imposable. L’IS, c’est la revanche de l’impôt sur les sociétés par rapport à l’impôt sur le revenu ! », explique Meyer Azogui.

 

En outre, la société civile est un outil patrimonial qui permet de faciliter la transmission de son patrimoine. Des astuces permettent aussi d’échapper à l’IFI. Une solution d’autant plus pertinente qu’on ne peut exclure, à long terme, une lourde réforme des droits de succession.


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