Placements : face au coronavirus, que faire ?

Panique à bord, la Bourse s'effondre ! Et comme les livrets d'épargne et l'assurance-vie ne rapportent plus rien, que l'immobilier est hors de prix, comment placer son argent en espérant qu'il rapporte un peu ? La solution, plus que jamais : bien analyser ses impératifs, penser long terme et ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier… Crises et après-crises sont aussi la source d'opportunités.



Finalement, la crise est venue d'où on ne l'attendait pas : un maudit virus ! Et chacun de se reposer la question en ces temps agités : que faire de mon argent ? Pas simple. On le sait, placer sans accepter aucun risque, c'est perdre à coup sûr. Du moins en pouvoir d'achat puisque les livrets d'épargne et l'assurance-vie garantie nette de prélèvements sociaux vont, cette année encore, rapporter moins que l'inflation. Mais placer en prenant des risques, c'est perdre aussi avec, en prime, des sueurs froides : on le voit avec cette panique des marchés financiers depuis le début du mois.


Quant à investir aujourd'hui dans l'immobilier sous prétexte que le crédit n'est pas cher, aux niveaux de prix actuels et sans l'absolue certitude de maintenir son niveau de revenus pendant les vingt à vingt-cinq ans d'emprunt, l'option n'est pas non plus sans risque. Redoutable équation alors qu'il n'a jamais été aussi nécessaire de mettre de l'argent de côté, à la fois pour se protéger contre une précarité professionnelle croissante et contre l'inévitable érosion des pensions de retraite. Faut-il pour autant rester les bras croisés ?

En vérité, le piège, c'est de penser ses placements avec le même stress que celui qu'impose l'actualité quotidienne. La Bourse de Paris qui, l'an dernier, a enrichi ses investisseurs de plus de 30%, pourrait leur en faire perdre autant ou plus cette année. Le 12 mars, l'indice CAC 40 reculait de l'équivalent de près d'un quart de siècle de Livret A en une seule journée ! Angoissant, certes. Sauf si vous raisonnez à dix ans, en évitant de mettre tous vos « oeufs dans le même panier » et en tenant compte de vos impératifs personnels.

Placer à court terme de l'argent, par exemple sur une assurance-vie dite garantie, alors qu'on n'a pas besoin de cet argent au quotidien, est un non-sens, tout autant qu'acheter des actions en Bourse dans une optique de moins de dix ans ou encore que se lancer dans une opération de défiscalisation immobilière type « Pinel » en se focalisant sur le seul avantage en impôts.


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LA PIERRE-PAPIER POUR LES PLUS AISÉS

En banque privée ou auprès des conseils en gestion de patrimoine, l'offre immobilière s'est aussi fortement développée pour la clientèle dite qualifiée (aisée et avertie) avec des OPPCI (organisme professionnel de placement collectif en immobilier) et des FPCI (fonds professionnels de capital-investissement) qui jouent souvent sur un endettement à bas coûts pour amplifier les plus-values. Ou également des « club deals » (des opérations en cercle restreint avec des investisseurs pouvant mettre sur la table au moins 1 million d'euros).

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Face à ce nouveau paradigme pour l'épargne, on ne peut trouver meilleure conclusion que celle de Meyer Azogui, président d'un important cabinet de gestion de patrimoine : « Il fut un temps où le négligent ou le dilettante gagnaient facilement, alors qu'aujourd'hui une certaine prise de risque et le renoncement à la disponibilité d'une part de ses capitaux sont nécessaires pour aller chercher de la performance. » Ajoutons que le stress est en général mauvais conseiller...


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