Assurance-vie : les 5 points à connaître sur les fonds en euros


04/12/2020


Dans un contexte propice aux turbulences boursières et à l'atonie prolongée des taux obligataires, les fonds en euros qui constituent le socle sécurisé de la plupart des gros patrimoines financiers sont-ils désormais synonymes de risque pour leurs détenteurs ? Nos éléments de réponse. 1 La sécurité se paie cher

On le sait cette « non-performance » est actuellement le prix à payer pour la sécurité que procurent ces supports dont le capital est garanti, donc récupérable, à tout moment. « Comparé aux livrets, sicav monétaires et autres outils d'épargne de précaution, le fonds en euros reste le meilleur moyen de mettre immédiatement de côté un complément de revenu tout en constituant une réserve de liquidités susceptibles d'être arbitrées le moment venu vers des unités de compte (UC) pour profiter des opportunités de marché dans le cadre protecteur de l'assurance-vie », souligne Meyer Azogui, président de Cyrus Conseil. Mais, à l'heure où les dettes explosent et les taux longs s'enfoncent en eaux basses, certains s'interrogent sur la pérennité de ces fonds massivement investis en obligations publiques et privées . D'autres, à l'inverse, affirment que l'endettement généralisé des Etats vaut caution d'avenir pour ces supports. Quelques repères s'imposent pour y voir plus clair. 3 La garantie en capital évolue

Aujourd'hui nombre d'assureurs appliquent aux nouvelles souscriptions une garantie en capital non plus nette mais brute de frais de gestion, donc minorée de ces coûts. Ce « détail » doit figurer dans l'encadré synthétique d'informations obligatoires sur le contrat. Certains acteurs comme Apicil ou Spirica (Crédit Agricole Assurances) vont même plus loin en ramenant d'emblée la voilure à 98 % par exemple afin d'avoir plus de marge pour investir sur les marchés boursiers et immobiliers (jusqu'à 30 % de l'actif du fonds en euros contre 20 % en moyenne) tout en respectant les normes de solvabilité. « C'est le meilleur moyen pour les assureurs de générer un rendement acceptable pour les prochaines années », juge Meyer Azogui.

SIÈGE SOCIAL PARIS

50 bd Haussmann
75009, Paris
01 53 93 23 23

©Cyrus Conseil | Tous droits réservés