A 50 ans, il n’est pas trop tard pour économiser pour sa retraite

November 29, 2019

Financiers ou immobiliers, tour d’horizon des outils permettant, à la cinquantaine, de se concocter un complément de revenus pour ses vieux jours.

 

 

De quel revenu complémentaire aurez-vous besoin à la retraite ? Pour l’estimer, encore faut-il avoir une idée du niveau de votre future pension. Preuve qu’à la veille d’une réforme polémique, de plus en plus d’actifs s’interrogent à ce sujet, en moyenne près de 6 000 nouveaux « comptes retraite » sont désormais créés chaque jour ouvrable sur Info-retraite.fr, le site qui permet de consulter ses droits à pensions et de simuler ces dernières.

 

Trois fois plus que fin 2018 ! Sans surprise, ce sont toutefois majoritairement des 50 ans et plus qui font la démarche, la préoccupation demeure donc tardive. Trop tardive ? « Il n’est jamais trop tard », répond Valérie Bentz, responsable des études patrimoniales de l’Union financière de France. « Cela dit, se lancer à 50 ans, dix à quinze ans avant son départ, implique d’y consacrer une part importante de son épargne. » Rappelons que pour aboutir à un capital de 150 000 euros, permettant de retirer en moyenne 500 euros mensuellement pendant 25 ans, il faut placer durant 12 ans 874 euros par mois avec un rendement de 3 %, 725 euros à 6 %.

 

Autrement dit, en se lançant à la cinquantaine, il va falloir mettre les bouchées doubles et se montrer efficace ! Comment s’y prendre ?

 

« Commencez par évaluer vos futurs besoins pour les comparer au niveau estimé de vos pensions, sans omettre de prendre en compte ces années où vous ne serez plus en bonne santé et où vos dépenses croîtront », conseille Meyer Azogui, président de Cyrus Conseil.

 

Une fois le montant du complément de revenu identifié, il reste à épargner, bien sûr, mais aussi à décider où affecter les montants pour les faire fructifier. Sans prendre des risques démesurés mais sans, non plus, risquer de voir votre capital rogné par l’inflation à cause de placements trop « pépères ». Sans, en outre alourdir votre fiscalité actuelle. La quadrature du cercle !

 

Si selon votre imposition, votre situation familiale, vos revenus, vos besoins actuels et futurs, votre patrimoine ou vos objectifs, certains investissements seront plus pertinents que d’autres, « une chose est sûre : le livret A est à éviter, son rendement ne protégeant même plus vos économies de la hausse des prix », insiste Philippe Crevel, fondateur du Cercle de l’épargne.

 

  • Les plans d’épargne retraite
     

Quid des instruments estampillés « retraite » ? Ce sont des produits dits « tunnels » : l’argent sera bloqué, sauf exceptions, jusqu’à la retraite. A éviter, donc, si vous pensez en avoir besoin d’ici là…

Au niveau individuel, le tout nouveau PERin, lancé en octobre, est plus souple que ses prédécesseurs, plan d’épargne retraite populaire (PERP), accessible à tous, et contrat Madelin, pour les indépendants, qui peuvent être souscrits jusqu’à l’automne 2020. La sortie en rente n’est en effet plus obligatoire et les sommes peuvent être débloquées pour acheter sa résidence principale. Les versements sur ces produits « retraite » étant déductibles des revenus, ils séduiront les contribuables lourdement imposés. Placer 1 000 euros sur un PERP quand on est imposé au taux marginal de 30 % ouvre ainsi la voie à une économie d’impôt de 300 euros et réduit l’effort d’épargne à 700 euros seulement. Attention, capital ou rente seront imposés à la sortie… Seront au final gagnants fiscalement ceux qui verront leur fiscalité s’alléger à la retraite.

 

Dans le cadre de l’épargne salariale, votre entreprise vous propose un plan d’épargne retraite collectif (Perco) ou son successeur, le Percol ? Ne les boudez surtout pas si un abondement est prévu, c’est-à-dire si votre employeur y verse de l’argent lorsque vous en déposez vous-même : c’est comme s’il épargnait pour vous…

 

  • L’assurance-vie
     

Vous êtes peu ou pas imposé ? Vous préférerez sans doute conserver la disponibilité de votre capital en vous tournant vers l’assurance-vie. Atout phare : après huit ans de détention, vos retraits, si vous les échelonnez, se verront en grande partie exonérés d’impôt sur le revenu tant sur le capital investi que sur les intérêts produits. « L’assurance-vie est par ailleurs incontournable si l’épargnant a pour objectifs de préparer à la fois retraite et succession », indique Mme Bentz, soulignant que celle-ci est imbattable en matière de droits de succession pour les montants investis avant 70 ans. Sans compter que l’assurance-vie permet de sortir de la succession une partie de votre patrimoine, donc de bénéficier d’une plus grande liberté quant au choix de vos héritiers.

Mais gardez en tête qu’assurance-vie et plans d’épargne retraite ne sont que des enveloppes : une fois le contenant sélectionné, il reste à décider la nature de vos investissements, en fonction, notamment, du niveau de risque envisagé.
 

  • Le plan d’épargne en actions
     

Si vous avez les moyens et le souhait de prendre des risques, l’autre instrument à ne pas négliger est le plan d’épargne en actions, qui permet de détenir des actions puis de profiter, à condition de ne pas effectuer de retrait avant cinq ans, de gains totalement exonérés d’impôt sur le revenu. A noter : seules les actions européennes peuvent être logées en France et les versements sont limités à 150 000 euros. Le PEA a en outre un petit frère, le PEA-PME, tourné vers le financement des petites et moyennes entreprises. Plafond pour un investisseur cumulant PEA et PEA-PME : 225 000 euros.
 

  • L’immobilier
     

La pierre a également sa place dans une stratégie retraite, d’autant que c’est le seul investissement finançable à crédit. Si vous ne possédez pas votre logement, c’est le moment de vous lancer. Si vous l’avez déjà fait ou que vous ne pouvez vous le permettre, l’investissement locatif est une option. A condition de déjouer les pièges de l’immobilier. Ne surpayez pas votre bien (pas simple, compte tenu des prix actuels…), sinon vous peinerez à couvrir vos mensualités de crédit par vos loyers. Et ayez bien conscience du poids des charges (rénovations, entretien, assurances, taxe foncière, etc.) et des risques (vacance locative, loyers impayés, chute des prix sur le marché, etc.).

« Le principal reste de sélectionner votre bien avec soin, n’achetez surtout pas n’importe quoi pour profiter d’une réduction d’impôt de type Pinel, car si vous ne trouvez pas de locataire, votre opération sera rapidement un gouffre financier », alerte M. Crevel. Veillez enfin à ce que les loyers que vous toucherez n’alourdissent pas votre imposition actuelle, en annulant tout ou partie de ces nouveaux revenus du point de vue fiscal. Parmi les solutions : recourir au crédit ou choisir un bien avec travaux (les intérêts d’emprunt et les dépenses de rénovation sont déductibles), ou encore louer en meublé (le mécanisme d’amortissement permettra de déduire des loyers une part du prix du bien).

 

Solution plus radicale, si vous avez les reins solides et pouvez vous passer des loyers pour rembourser votre crédit : acheter en nue-propriété – vous acquerrez un bien moins cher que sa valeur, par exemple avec un rabais de 30 %, mais ne pouvez pendant un certain nombre d’années, quinze par exemple, toucher les loyers issus de sa location car vous n’en avez pas l’usufruit. Quand vous récupérerez la pleine propriété au terme de la période, idéalement à votre départ à la retraite, vous pourrez vendre le bien au prix normal et donc réaliser une belle plus-value.

 

Alternative pour les allergiques aux contraintes de la gestion immobilière ou ceux qui ne peuvent s’offrir un bien « en dur » : les fameuses , sociétés civiles de placement immobilier (SCPI). Vous achetez des parts d’une société qui, elle, acquiert les biens et les loue. Une solution aussi pour diversifier son patrimoine immobilier à moindre coût. L’achat de SCPI peut se faire à crédit et peut s’envisager aussi en nue-propriété.

« Quels que soient les véhicules, une dose de risque est inévitable pour aller chercher du rendement dans le contexte de rendements faibles des actifs au capital garanti, conclut M. Azogui. « A 50 ans, il n’est pas du tout déraisonnable de s’exposer, vu le nombre d’années vous séparant encore de la retraite. Mais veillez à diversifier vos investissements. L’idée étant de viser la “décorrélation” – que vos actifs n’évoluent pas dans le même sens au même moment, afin de protéger votre patrimoine global en cas de baisse de la valeur d’une classe d’actifs. » Autre règle d’or : diminuez progressivement votre exposition au risque au fur et à mesure que la retraite approche.

COLCANOPA 

 

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