La dette privée


Nouveau mode de financement issu de la crise de 2008, la dette privée prend son envol et devient une classe d’actif à part entière.

Les fonds euros n’étant plus la solution pour tous les placements, il convient de repenser l’organisation de son épargne.


Nous présentons nos convictions dans une série de 4 articles*. La troisième conviction est un placement récemment accessible aux particuliers, encore peu présent dans les allocations d’actifs : le non coté et notamment la dette privée.



Le non côté est une classe d’actifs qui s’est développé depuis une dizaine d’année et qui s’est démocratisé récemment que ce soit en direct ou au travers des contrats d’assurance vie. Il existe deux typologies d’investissement au sein de cette classe d’actifs :

L’investissement en capital (équity)

La dette privée (sous forme d’obligations principalement)


La première catégorie est plus connu depuis son essor dans le cadre de l’optimisation de l’ISF ou de prise de participation en direct sous forme de business angels et via des fonds d’investissement.


Nous nous intéressons à la dette privée, moins bien appréhendée encore à ce jour par les investisseurs.



LE CONSTAT


Les banques ne sont plus les seules à financer les entreprises. Contraintes par la réglementation croissante et des exigences fortes en matière de fonds propres, elles se sont peu à peu désengagées du financement des PME et ETI. Un nouveau moyen de financement a naturellement émergé, la dette privée qui permet de répondre au besoin croissant de financement des entreprises.


La dette privée est passée d’un positionnement de niche à une véritable alternative aux financements traditionnels. Les dirigeants, pour accompagner leur croissance et développer leurs activités, trouvent la solution via des sociétés de gestion spécialisées en dette privée, au même titre que les sociétés de gestion en capital investissement (ou private equity). L’émergence de cette solution a connu une croissance sur le plan mondial supérieure à 12% par an sur les dix dernières années.



LA DETTE PRIVEE FINANCENT LES ENTREPRISES DE CROISSANCE


L’opération la plus courante réalisée par les PME et ETI matures qui ont recours à la dette privée est une opération dite de Leverage Buy Out (LBO) qui consiste à combiner augmentation de capital et financement en dette privée, afin d’optimiser l’opération en bénéficiant d’un levier lié au crédit. Les critères de sélection des entreprises pour les sociétés de gestion sont, de fait, communs. Depuis deux ans, 65% des financements en dette privée ont ainsi accompagné une transaction menée par un investisseur en capital (fonds de capital investissement ou « private equity »).


Rappelons qu’un LBO s’adresse à des sociétés ayant la capacité à rembourser une dette par les résultats générés par la croissance de ses activités.


Pour ces entreprises, le financement par un fonds de dette privée présente de nombreux avantages : simplicité, rapidité de mise en place et accompagnement dans la durée. Au-delà d’octroyer un financement, la société de gestion apporte son expertise stratégique, va suivre les évolutions de l’entreprise et également l’aider dans l’intégration de critères environnementaux et sociétaux.



UN CONTEXTE FAVORABLE ET DURABLE


« Les fonds de dette privée s’épanouissent en France » titrait les Echos du 9 avril 2020 : le contexte incertain constitue un potentiel fort de développement pour ce mode de financement alternatif. Le marché va donc croitre pour cette typologie de fonds, offrant des opportunités pour les investisseurs particuliers : en France, 7 mds€ de financements ont été réalisées en 2018, soit une croissance de 16% en un an. Cela « montre que la dette privée devient une source de financement à part entière», estiment Deloitte et France Invest dans une enquête menée sur le sujet. En Europe, la France se positionne comme le deuxième marché de la dette privée, le marché français étant encore concentré avec cinq fonds spécialisés qui réalisent 45% des opérations de financement.


La crise sanitaire devrait confirmer le rôle incontournable de cette classe d’actifs, en tant que relais naturel à la raréfaction des prêts bancaires.



UN RENDEMENT ATTENDU DE 7 A 8% PAR AN


Pour les investisseurs, en contrepartie d’une illiquidité temporaire et d’un horizon long terme (caractéristiques des investissements non cotés), la dette privée offre des rendements attractifs. Elle est de surcroît une classe d’actifs « distribuante » : elle permet d’obtenir un revenu annuel. La fourchette de rendements des fonds a été dans le passé de 7% à 8%** avec des taux de défaut plus faibles que ceux observés sur les obligations cotées, grâce à la qualité de l’accompagnement des gestionnaires de fonds et leur proximité avec le dirigeant.


Rappelons que le contexte du rendement des emprunts d’états sont négatifs et les grandes entreprises cotées se financent aujourd’hui autour de 1%.


Cette solution d’investissement s’adresse plus particulièrement à ceux qui recherchent un revenu complémentaire et un rendement élevé (moyennant une illiquidité temporaire de leur épargne de 7/8 ans) tout en acceptant un niveau de risque plus élevé.



Retrouvez les autres articles de la série :


** Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Il existe un risque de perte en capital et les rendements ne sont pas garantis. Toutes les informations contenues dans ce dossier sont communiquées à titre indicatif. Elles ne sauraient être considérées comme une offre, un caractère contractuel et elles ne constituent pas un conseil en investissements financiers. Les investissements dans la classe d’actifs non coté s’adressent à des investisseurs avertis. Cette classe d’actifs comporte notamment les risques suivants : risque de perte en capital, risque de liquidité, risque de défaut. Votre consultant patrimonial se tient à votre disposition pour vous présenter une offre en adéquation avec vos objectifs et votre sensibilité au risque.