Les bonnes décisions à prendre au moment de la déclaration d'impôts

Pour la première fois en 2020, certains contribuables sont dispensés de remplir une déclaration de revenus. Pour faire simple, il s'agit des foyers fiscaux dont la vie fiscale n'évolue pas d'une année sur l'autre. Environ 12 millions de foyers fiscaux sont concernés. Pour les autres, l'exercice reste imposé. Pour eux, la déclaration de revenus peut se muer en un véritable casse-tête, en raison, notamment, des nombreux arbitrages à réaliser et qui peuvent être lourds de conséquences sur le montant de l'impôt à acquitter. Voici des questions à se poser pour faire les bons choix dans la déclaration d'impôts à souscrire en 2020.

Dois-je rattacher mon enfant majeur à mon foyer fiscal ou opter pour la déduction d'une pension alimentaire ?

"S'ils entrent dans le périmètre du prélèvement à la source, les revenus que perçoit l'enfant rattaché sont imposés au taux neutre", relève Stéphane Absolu, à la tête du pôle expertise patrimoniale au sein du cabinet Cyrus Conseil. Or, ce taux est potentiellement plus élevé que celui du foyer, ce qui peut faire mécaniquement augmenter le montant de l'impôt à acquitter. Pas de panique, tempère le professionnel du conseil : "Une régularisation se mettra en place à l'été en cas de trop-prélevé".


Couples mariés ou Pacsés en 2020 : imposition séparée ou imposition commune ?

L'année du mariage ou du Pacs, les jeunes mariés ou jeunes pacsés peuvent choisir une dernière fois de déclarer leurs revenus séparément. "Il est généralement plus avantageux de choisir la déclaration commune s’il existe une disparité sensible entre les revenus des deux membres du couple, explique Gilles Etienne, du cabinet Cyrus Conseil. L’impôt étant fonction d’une base de taxation et d’un taux progressif, celui qui gagnera plus que l’autre risque d’avoir des revenus taxés dans une tranche plus élevée. S’il opte pour l’imposition commune, le montant de l’impôt en sera donc mécaniquement réduit". L'avantage de faire une déclaration commune n'est plus aussi évident dès lors que les couples aux revenus disparates ont des enfants ensemble. Souscrire deux déclarations distinctes permet en effet à l'un des deux parents – c'est celui qui gagne le plus qui a intérêt à le faire – de rattacher le ou les enfants à sa déclaration et de voir ainsi le montant de son imposition diminuer. Le mieux, pour savoir si vous avez intérêt ou non à déclarer séparément vos revenus, est encore de procéder à une simulation sur le site Internet des impôts.


Dois-je choisir le système d'imposition du quotient pour mes revenus exceptionnels perçus en 2019 ?
"Il est pertinent d'opter pour ce mode d'imposition lorsque la perception du ou des revenus exceptionnels provoque un changement de tranche d'imposition", assure Stéphane Absolu, de Cyrus Conseil. Techniquement, cela revient à ajouter le quart dudit revenu exceptionnel à la rémunération principale, puis à multiplier par quatre le surplus d'impôt correspondant. Cela permet ainsi d'estomper les effets de la progressivité de l'impôt. Vous pouvez par exemple faire le choix de ce système d'imposition pour une indemnité de départ volontaire, une indemnité de licenciement ou encore une indemnité de rupture conventionnelle.

Dois-je choisir le barème progressif de l'IR plutôt que la flat tax pour mes revenus de capitaux mobiliers ?
Le prélèvement forfaitaire unique (PFU), plus connu sous le nom de flat tax, s'applique aux revenus du capital depuis le 1er janvier 2018. Les contribuables peuvent toutefois exprimer leur préférence pour la taxation au barème progressif de l'impôt sur le revenu lors de leur déclaration de revenus. Une option rarement avantageuse, estime Stéphane Absolu : "S'il perçoit des dividendes, le déclarant n'aura intérêt à opter pour le barème que s'il se trouve dans les deux premières tranches d'imposition, Dès qu'on passe à la tranche supérieure, à laquelle correspond le taux d'imposition de 30%, sauf à prendre en compte la CSG déductible, on a tout intérêt à opter pour le PFU. Idem pour les plus-values de cession de valeurs mobilières. A l'exception des contribuables qui remplissent les conditions pour bénéficier du régime dérogatoire pour les dirigeants d'entreprise, avec l'abattement jusqu'à 85%, il n'est pas intéressant d'opter pour le barème progressif".
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